Archives pour la catégorie Poésie

Le chemin

Je dois faire d'un ennui un divertissement
La ville me contemple
Les escaliers aussi
Mauvais pressentiment terrible consentement
Les pages à la va-vite
L'ennui se fait discret
Comment combler le vide toujours à la va-vite
Je dois faire d'un ennui
un divertissement
Mon ami je t'espère vois la nomenclature
On est bien tous les deux
J'escalade jusqu'au ciel
Le joyeux haricot mais attends l'utopie
Qui frôle en permanence
Nos deux corps en errance
Malgré ce doute tenace qui erre en pérennant
Changeons ces habitudes
Reprenons le chemin
Qui fuit et nous est dû malgré la volonté
De tracer l'espérance
Rafraîchis ton visage souviens toi de l'attente

Xavier Brimand

PEUPLE AND CO’



Posée à ma fenêtre, fumant une cigarette.
A gauche la tour Eiffel,
A droite la tour Montparnasse,
Au milieu un morceau du périph’

De ma fenêtre Paris est vivant
Une agitation vient briser la danse langoureuse des lumières de la tour Montparnasse.
Applaudissements, bravos, et casseroles 
 » C’EST LE PEUPLE AND CO’ « 
( Corona-V, covid-19, confinement,     congratulation).
Mille lumières au loin qui scintillent ainsi que le bruit sourd du périph, viennent accompagner cette cacophonie.
Observant avec pudeur cette représentation du PEUPLE AND CO’.

Posée à ma fenêtre terminant ma cigarette
En face un parc.
J’observe le vent effleurer les feuilles.

De ma fenêtre Paris est vivant
Une agitation vient briser le silence de mes pensées.
Des rires, des pleurs, une imprimante exaltée.
 » C’EST LE REPOS EN CONFINEMENT « 

Texte et photo d’Ottavia



Soignante en confinement

Pas soignant justement
Se sent inutile
Pas toujours facile de réagir en ces moments là.
On aime pas le téléphone ni internet
On aime serrer les mains, voir les regards, parler, écouter, se rencontrer
même contre toute attente, se fabriquer une vie ensemble quoi.

Trouver au moins le tempo

Regarder de loin les rues se vider, les commerces se fermer.
Tout ça a une drôle d’odeur à 7 heures comme à 14 heures ou à minuit.
Cette rue vide, c’est pas ça le réel? C’est tellement étrange !
Le temps défile sans rien dire.

Il faut, il faut regarder le temps passer, c’est important

Observer de loin les insouciants, les inconscients, les poètes, les apeurés
Tranquilles, les effrayés agressifs.
Ceux du dehors pour qui c’est impossible de supporter l’enfermement
qui déambulent
Parce que sont déjà trop enfermés ou trop confinés, mal entourés.
Même les dealers ont déserté…
Personnages masqués de blanc, de noir, ou pas.
Quelle pièce joue-t-on ?
On attend ce que va faire ce MR Corona dans le désert des Tartares
A la TV, ça s’agite par contre.
Les héros, les politiques, les pauvres, les riches, rien n’est équitable.
Un petit enfant prend une fessée parce qu’il s’est échappé pour jouer
avec un autre.
Un SDF prend une amende parce qu’il n’a pas d’autorisation.
Mourir à Carrefour à 16 ans.
En Afrique gazer le Corona avec des insecticides.
En Inde, distribuer du savon aux indigents
Bah rien d’anormal, l’absurdité ferait elle partie de la vie ?
On le sait bien mais là ça insiste.

Ne pas regarder les infos, lire le journal.

Garder ses distances mais prendre garde aux distances
Lorsqu’elles nous éloignent de la vie.
Un chien qui tire la langue, trop baladé le chien.
Faut pas sortir pour rien.
On a pas faim, déjà sous antibiotique et on a peur dehors.
Alors on sort le clébard….quand on en a.
Un chat sur le muret d’en face se plante là, on se sent observé mais non
Il chasse un geai.
Jamais vu ça avant dans le 93.
On regarde le geai s’envoler avec une envie terrible d’avoir des ailes.
Reste le chat qui vous regarde. Ça fait du bien !!!

Être attentif aux petits détails de la vie

Texte de Mireille Brémond



Rouslan et Ludmila

Numériser 2

Il s’agit d’un poème de Pouchkine, c’est le prologue de Rouslan et Ludmila que j’ai appris à l’école. J’aime bien la version russe qui parle de l’âme russe. Pouchkine est un poète qui parle vrai. Pouchkine était un métis mais quand il parle des Russes c’est comme si il avait toujours été russe.

collage et lecture de Nicolaï Gregoriev