Hospitalisé sans hospitalité

2ème partie

collage: Arnaud Vallet

Suite de la rencontre avec Marius Jauffret sur l’Adamant. Où il est question entre autres de l’absence de liberté de circuler, de l’architecture, du pouvoir médical… Toutes les questions posées au cours de l’enregistrement n’ont pu être retenues compte tenu du dispositif de capture sonore. Il faut parfois tendre l’oreille…

Hospitalisé sans hospitalité

1ère partie

collage: Arnaud Vallet

Marius Jauffret était notre invité en ce début d’année 2021 sur le bâtiment flottant de l’Adamant pour nous parler de son livre, Le fumoir et de son expérience de la psychiatrie, de son hospitalisation sous contrainte. Voilà la première partie de cette rencontre où il nous raconte les circonstances qui l’ont amené à se retrouver hospitalisé en psychiatrie.



Exercices de translation, épisode 5 (suite et fin)

Suite et fin de l’entretien d’Ivan. Où il est toujours question d’Helena Vladimirovna, la grand-mère paternelle. Une personne discrète voire secrète qui aimait s’occuper des autres, « un peu comme Stan » nous dit Ivan. Cultiver sa mémoire comme elle cultivait les roses.

Merci à Céline dont on entend le bruissement du crayon sur le papier pour sa disponibilité.

Exercices de translation, épisode 4


Nous retrouvons Ivan, cette fois ci dans la bibliothèque de l’Adamant, sur la Seine, non pas pour poursuivre le travail de traduction engagé mais pour évoquer le souvenir de sa grand-mère maternelle, Helena Vladimirovna, femme d’ambassadeur russe, elle-même d’origine polonaise. Une femme « autonome à sa manière », grande lectrice, affectueuse, discrète mais ferme, qui aimait s’occuper des plantes du jardin de la datcha. Une femme qui a voyagé entre la France, le Laos, le Tchad, le Portugal, Vienne, le Mozambique…


Exercices de translation, épisode 2

Nous remettons la phrase interrompue lors de l’épisode précédent sur le métier. Qu’a voulu dire l’auteur par « humble », comment traduire ce mot, que faire des guillemets, comment les interpréter? Comment qualifier l’ambiance de l’époque soviétique : étouffante, pesante, oppressante? Que pouvait répondre un enfant à son institutrice lui demandant ce qu’il avait pensé d’un tableau représentant Lénine? Enfin, qui parle?

Exercices de translation, épisode 1

Depuis plusieurs mois, Ivan s’est lancé dans la traduction d’un livre écrit en Russe, sa langue maternelle, par son oncle paternel. Dans ce travail de longue haleine, éprouvant, douloureux parfois, chaque mot est interrogé, soupesé, évalué, chaque mot est une invitation à dériver, à sortir de la phrase, décider d’une version est de l’ordre de l’impossible ou presque. Ceci est la première partie d’une série consacrée à ce travail.

Pour Elena et Valentin

C’est un lieu de passage, avec des portes qui s’ouvrent et se ferment sans arrêt, des bruits de clefs, on traîne des sacs, quelqu’un passe la serpillère, un autre divague, au loin une voix qui grésille, une radio qui hurle en trombe, des bonjours discrets. Un couloir d’hôpital psychiatrique. Avec un piano. Ivan aime jouer, Bach, Scriabine, des airs populaires russes… Bonne écoute.